17 mai 2010

Such a strange vibration

*
Parfois je me prend à y penser, comme à une délivrance, comme on pense au suicide, comme on pense a une rebellion...
Et puis je me dis que ce serait trop facile, ou alors trop dur. Je n'ai pas le courage de faire le pas. Ce serait un peu comme de l'euthanasie... (bizarre d'y penser en ces termes)
Et je pleure encore.
*

11 mai 2010

"Remember that I'm Chuck Bass and I love you"

*
Je devrais pas dire ça, mais...


+

=
CHUCK BASS IS A PHANTASM

(ne me dites pas que ça vous rappelle rien, CA :
















)

25 avril 2010

Fatigue

J'ai rêvé que ça saignait
J'ai rêvé qu'il s'en rendait compte Brulure sur ma peau, douleur salvatrice
J'ai rêvé qu'il en avait quelque chose à faire


Je compte (sur toi)
Mais je ne compte pas (pour toi)
Alors je ne compte plus (le nombre de fois où j'ai pleuré à cause de toi)


Un dimanche (le 28 mars), je me suis réveillée et je me suis mise a pleurer. Je savais pourquoi, c'était pour toi comme d'habitude, mais je ne savais pas ce qui l'avait déclenché. En fait j'avais sûrement rêvé que tu me quittais... Pendant des heures j'ai eu des crises de larmes irrépressibles à répétition... Jusqu'à ce que tu arrives, après ça allait mieux.
En fait, je n'ai pas de "vrais problèmes"... Et je n'en suis pas un non plus.

!

19 avril 2010

Ain't it fun ?

0


La revendication de l’anormalité n’est elle pas relative elle-même? N'y a-t-il pas une norme de l’anormalité ?

Quelqu'un qui prétendrait être anormal ou qui se venterait de ne pas être soumis aux normes d’une société ne tomberait-il pas lui-même dans une sorte de normalisation ?

C’est très difficile d’être marginal !

Il y a un poid social qui pèse sur nos désirs. Le désir normal est un désir normé, imposé par la société. La liberté est dont de revendiquer l’anormalité ? Le désir choisi ne l'est donc que par opposition aux désirs imposés.

Choisir le désir imposé ou bien le refuser et choisir le désir opposé qui finalement est aussi imposé ?


(merci France Culture xD)




*

7 avril 2010

I learned how to play safe so I don't get hurt

*

J'ai envie de quelque chose.
J'ai 36 000 trucs a dire et je sais tellement pas par où commencer !

Aujourd'hui ça allait, merci. Je parle ici comme dans un journal intime, je n'ai absolument aucune idée de qui me lit ! C'est assez étrange...


J'aimerais être plein de choses, avoir plein de choses. Je pourrais faire une liste mais j'oublierais sûrement certains trucs. Je voudrais déjà être plus forte. Et puis en même temps moins (cela revient a un autre vieil article)... Je voudrais avoir un talent particulier autre que celui de faire ma chieuse et surtout je voudrais arrêter de rêver et devenir. "Don't dream it, be it", tu as raison cher Frank mais ce n'est pas si facile ! On pourrait se dire que c'est facile si on le veut vraiment, dans ce cas la constatation que je ne suis pas ce que je rêve d'être amènerait également à conclure que je ne veux pas changer. Pour quelle raison ? Mystère... J'ai peur du changement, je veux me complaire dans ma douleur, que sais-je. Peut être que j'ai besoin, ou envie, de gens qui sont a côté de moi pour me dire que je peux. Que j'ai le droit, que c'est bien, que j'en suis capable. Je suis si dépendante... Une vraie handicapée sentimentale. Je crie parfois dans ma tête "aimez moi" comme une petite enfant qui ne saurait pas s'exprimer autrement qu'en pleurant. Je n'ai pas beaucoup évolué depuis que j'ai 2 ans ! J'ai su parler tôt mais j'ai jamais su mieux faire. J'aimerais me dire que j'ai une qualité particulière, quelque chose de positif qui me définirait. Mais, vraiment, je me noie dans la masse ! Je ne suis qu'une de ces ado paumée en crise qui se croit spéciale. Sauf que je ne me crois pas spéciale c'est déjà ça ! Alors je me crois spéciale de ne pas me croire spéciale ? C'est comme quand je m'écoute penser. Je vis dans un perpétuel écho. Je m'aime, je me le dis pour me dire que je ne m'aime pas donc en fait je m'aime, et si je me le dis alors ? Est ce que je réalise vraiment des choses importantes à propos de moi-même, ou est ce que je ne fais que me donner un genre ? Un solution s'impose a moi : ignorer la voix persistante de mon ego, et ne penser qu'aux autres. Mais les autres ne veulent pas de moi ! Ou si ? Je m'imagine peut être que les autres ne veulent pas de moi pour ne pas m'occuper d'eux et avoir tout le temps de me consacrer à moi même. Même en cet instant, alors que cela fait des semaines que je déprime, me parler à moi même -car je ne me fais pas d'illusion, sur ce blog, je ne parle a personne d'autre qu'à moi même et je me relis des dizaines de fois, me soulage grandement. Ce n'est pas de la schizophrénie, un truc aussi évolué ne m'arrive pas à moi, non, c'est juste une immense amour pour moi même. C'est hallucinant comme je m'adore, je le sais et dans un processus étrange je me dis que je me déteste pour m'aimer encore plus. Je crois que c'est de la faute des autres, pour une fois ! Enfin non, pas de leur faute si mon besoin d'attention est comme un trou noir... Je ne suis jamais contente. Je regarde ces filles qui aiment l'attention autour de moi. Elles en reçoivent et en veulent toujours plus. Et je me dis "je serais comme ça même si je recevais de l'attention". Mais ça viens juste de faire tilt ! Je reçois de l'attention, mais je suis tellement obnubilée par mon manque et mon amour de moi même que je ne m'en aperçois même pas ! Tu m'étonnes que les gens en aient marre si tous leurs efforts pour m'aider sont vains. Pourtant je n'ai pas l'impression de recevoir de l'attention, c'est ça le pire ! Et puis mon petit "je ne veux pas embêter les gens" c'est encore une tactique pour me donner de l'importance. Je dis ça, je ne vais pas les voir mais je veux les embêter ! Mais je ne le fais pas : ils ne viennent pas me voir et moi, j'en souffre, et j'adore ça, je me dis que c'est de leur faute, ils devraient voir. Et j'ose me plaindre des gens qui ne parlent pas... J'ai osé me prétendre franche, par le passé. Je ne le suis plus. Je ne dis plus ce que je pense, du moins pas ce qui importe. J'ai assez de confiance en moi pour faire des jugements hâtifs sur les autres mais pas assez pour l'exprimer devant eux. C'est cela que l'on appelle l'hypocrisie. Voilà, au jour d'aujourd'hui, ce que je suis devenue : une fille d'âge mentale 3 ans, qui s'auto-adore et est une sale hypocrite. Mon pseudo manque de confiance en moi n'est qu'une excuse pour avoir pitié de moi-même.
Et je m'aime !




(putain j'ai écrit cet article comme dans une transe. Ca fait du bien. Si quelqu'un le lit il ne comprendra rien du tout !)

*

28 mars 2010

Ups and downs

*

There is absolutely no point in crying over something that could happen. But the feeling of loss -even through I haven't lost anything yet, is so overwhelming I can't hold my tears.
I know what you said, and I know every tiny second I can spend with you, every minute I can think "he must care a little about me", is a gift. A poisoned gift, but I don't care. I'm always the one speaking about what will happen after. This time I don't want to know, I don't want to think about it. But even without thinking it, I feel it. And that's painful.
I live in fear of a moment I know will come.

You won't read this and I won't tell you. You've got "real problems" and I don't want you to have to bear an insecure childish girlfriend.
I just would like you to know that I love you.

*

27 février 2010

On peut le faire à la Lambeaux.

***

***Tu es née à Paris, sans frère ni sœur, et d'ailleurs tu restera fille unique. C'est dommage, car cela t'aurait fait du bien, d'avoir de la compagnie. Tes parents étaient aimants et ouverts, pas trop strictes, mais la vie, jusqu'à tes 20 ans environ, n'était pas palpitante. Fille douée a l'école, polie, bien de sa personne... Qui s'ennuyait.

***Puis tu as rencontré tes potes. Et c'était la Vie, la vraie, tu fumais, tu buvais, tu sortais, tu écoutais du jazz... Tu as connu quelques hommes et puis le bon. Un mec posé, qui sortait d'une déception amoureuse et avec qui ça a marché. Il était à première vue d'un caractère calme qui complétait bien ton excentricité et ton exubérance, mais surtout,un mec sans attaches, un voyageur rapide. Pas un père de famille idéal... Et pourtant.

***Vous avez eu un enfant, et puis deux. Jusque là tout allait bien. Mais les deux suivants se sont enchainés, et tu as été fatiguée, si fatiguée de cette vie. Tu travaillais, et tu t'occupais des enfants, et de la maison. Ton mari, lui, ce solitaire, il faisait de moins de moins de choses avec eux. Il se noyait dans son travail, il devenait reconnu, on comptait sur lui... Alors tu t'y es faite. A cette vie. Mais la fatigue...

***Alors ça a commencé a beaucoup moins aller. Tes ainés étaient adolescents avec tous les problèmes que ça apporte, surtout pour la deuxième, une fille qui tenait de son père en ce qu'elle n'était pas trop dans les valeurs de la famille et surtout dans l'autonomie. Ça inquiète. Tu avais peur pour elle, et ton mari qui ne t'aidait pas, et les deux plus jeunes dont il fallait toujours s'occuper, l'ainé qui ne travaillait pas bien à l'école et dont l'avenir était une préoccupation... Tu ne travaillais plus qu'à mis-temps, mais il n'empêche qu'elle était toujours là. La fatigue.

***Et plus les ainés ont grandi, la fille a muri, oh joie ! Une ou deux années de tranquillité relative... Avant que la suivante ne commence bien sur. Elle, savant mélange de excentricité de sa mère et de l'autonomie de son père. Une fille qui ne veut pas d'aide mais qui en a besoin, du moins c'est comme ça que tu la vois depuis qu'elle avait eu cette attitude pour ses premiers pas. Alors les deux ainés se sont fait une vie tranquille, une bonne école, une vie amoureuse et sociale épanouie... Tu t'inquiétais maintenant pour les deux suivantes. La dernière, elle, semble aller bien, mais comment le dire ? Elle est renfermée comme son père, l'excentricité qu'elle tient de toi ne se révèle que rarement.

***Et aujourd'hui... Aujourd'hui, ton fils, l'ainé, est parti. Ton fils chéri qui te rappelle ces douces premières années de vie de famille, quand tout allait bien. Ton fils dont tu es si fière... Il est parti quelques mois et tu t'inquiètes toujours pour lui. Tu y penses... Si ta grande a fait sa vie, elle n'en parle pas. Elle est sur son nuage d'amour et de succès et tu sais que ses pensées ne vont pas à sa génitrice aussi souvent qu'elles le devraient. Tu es heureuse pour elle, mais un peu déçue de ne pas percevoir de reconnaissance. Sur ces deux là, tu n'as plus le contrôle. Ils volent.
***La dernière n'est pas vraiment un problème, c'est un ado très sage et sans crise. Elle s'auto-gère... Celle d'avant par contre, c'est un problème. C'est la seule sur la quelle tu peux, encore un moment, exercer un contrôle. Elle n'a que 16 ans, et tu veux qu'elle s'en sorte et qu'elle soit heureuse. Alors tu veux la forcer à faire ce qu'il y a de mieux, pour son bien... Du moins c'est ce que tu crois. Car enfin...Dans le contrôle abusif et illogique que tu exerces sur cette enfant, on voit tout ça, et on sait que c'en est la raison. Ces 50 ans de vie bien remplis.

***Ta vie est plein de stress, de fatigue, de joies et de peines... Elle est surtout remplie de l'amour immense que tu portes a tes quatre enfants.
***Si tu cessais de t'inquiéter, tu verrais que même depuis l'Afrique ton fils ressent que tu l'aimes, et que ta fille est reconnaissante. Que ta cadette ne serait rien sans toi.

***Et que moi, j'ai beau vouloir me débrouiller toute seule, je t'aime quand même.

***